Qui se souvient qu'il y a quelques semaines à peine, M. le Ministre de l'Intérieur avait déclaré devant les caméras qu'il ne démissionnerait pas après avoir pourtant laissé entendre, en parlant
des arabes, qu'un seul ça allait mais que quand ils étaient trop nombreux ça posait problème?
Aujourd'hui, rebelote!
Frédéric Mitterand répond aux médias que, malgré sa récente montée au créneau pour défendre un metteur en scène bien connu accusé d'avoir abusé d'une gamine de treize ans et les propos
tendancieux tenus dans son ouvrage "La Mauvaise Vie" qui laissent penser que le Ministre de la Culture n'a pas de gros soucis en ce qui concerne les moeurs dissolues, il ne démissionnerait pas
non plus...
Au suivant!
Quand un scandale, même plus petit, suffirait à ébranler une saine République, le public français zappe, distrait, en haussant les épaules avec un air faussement indigné et en redemande presque, du croustillant dans la nouveauté, quelque chose qui lui permettra de continuer de croire que la prochaine émotion sera la bonne, qu'il réagira... peut-être...
Et les autres?
Et bien, ils le savent qu'ils ont des amibes en face d'eux, les mêmes imbéciles qui les ont mis là où ils sont maintenant, alors ils gèrent toutes les situations de crises avec un aplomb et un cynisme inébranlables car ils se doutent que ces légères turbulences politiques ne sont que passagères. Les places sont trop bonnes; ils ne vont pas les lâcher comme ça!
La même brutalité impudente que celle des patrons, des dirigeants de tout poil, des salauds décadents qui ont le pouvoir, et si quelque pauvre bougre désespéré se trouvait écrasé par tant de vilenie, noyée dans tant d'indifférence...
Qu'il aille se faire pendre, ou mieux encore, qu'il se pende tout seul!

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